Dans la résistance,les agents et officiers de renseignement risquaient leur vie à chaque instant; ils pouvaient être arrêtés et torturés par la milice ou la gestapo ( geheim staat polizei = police secrète d'état), puis être exécutés ou déportés dans les camps de la mort.
Ils détenaient des informations vitales pour l'ennemi qui pouvait, à l'aide de ces renseignements, démanteler les réseaux, intoxiquer les hommes de Londres, déjouer les stratégies militaires des alliés.
Ces hommes et femmes, souvent très jeunes étaient très seuls car ils devaient donner le change à leurs propres amis et à leur famille, et ne révéler à quiconque leur action de renseignement.
Ils travaillaient parfois dans des administrations dépendant de Vichy pour collecter des informations transmises ensuite à la Résistance et à Londres.
La police française et la gendarmerie aidaient la milice et la gestapo à les traquer.
Les envoyés de Londres qui étaient souvent parachutés ou déposés par avion, de nuit, sur des terrains de fortune, prenaient aussi d'énormes risques ainsi que les pilotes qui les accompagnaient.
De nombreux opérateurs radios qui transmettaient les informations à Londres, repérés par les services allemands de radiogoniométrie, furent arrétés; certains étaient contraints d'émettre de faux renseignements destinés à "intoxiquer" les alliés.
Le travail des" hommes de l'ombre" n'a pas été, pour certains, reconnu à sa juste valeur.
L'état major du général EISENHOWER a communiqué en décembre 1944 une lettre de félicitations aux services secrets de la France Libre
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